
Un séjour à Rosnoën court...ou très long ? L’été. C’est pour beaucoup de personnes le moment des vacances, des « grandes vacances » avions nous l’habitude de dire dans le passé. La rupture entre le travail et les congés est de plus en plus ténue. Pour des raisons professionnelles ou de choix, on « part en vacances » souvent en emmenant son Iphone pour consulter ses messages professionnels ou en demandant s’il y a connexion WIFI dans le gîte. Mais surtout, pour beaucoup d’entre nous, les vacances sont aussi le moment où l’on réfléchit à ce que professionnellement on pourrait changer, améliorer. En vacances, de nouvelles façons de vivre se font jour, des paysages nous émeuvent, des rencontres s’avèrent marquantes, des idées germent... C’est ainsi que, souvent, la tendance est de se dire pourquoi ne pas vivre là ? Ou, en sens inverse « nous allons aller en vacances pour voir si dans cette région je ne trouverais pas ce qui, sur tous les plans, me permettrait de mieux vivre ». C’est ainsi qu’on dénombre en France métropolitaine 3,8 millions de personnes qui ont changé de région, souvent après y avoir séjourné momentanément. Dans le passé, sauf coup dur, on envisageait le mariage à vie avec son travail dans son village. Désormais, on change au fil des âges, des coups de cœur, des obligations, des opportunités. Notre commune, depuis plusieurs années a fait effort pour aménager son territoire rendant ainsi le cadre de vie où l’on se sent bien. Une nature préservée, des services d’accueil développés et maintenus, une ambiance où la sympathie, le souci de l’autre aident à créer cette attractivité. Si pour 15% des nouveaux arrivants sur un territoire le choix de vie s’est fait suite à des vacances, ... il y a fort à parier que ce ne soit pas les espaces qui bénéficient du plus fort afflux qui profiteront de cette opportunité. Qui veut vivre à l’année près d’un littoral surchargé ? Ceux qui ont fait le pari d’un tourisme « doux » doivent pouvoir, mieux que d’autres saisir l’opportunité d’un développement d’activités durables sur leur territoire. Gérard VIARD

