Rosnoën
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L'agriculture / l'école d'autrefois / la municipalité / l'histoire en guerre / l'Histoire de la paroisse

L'histoire de Rosnoën

Les origines du nom de la commune
Rosnoën vient du breton « roz » (colline) et du saint breton Lohen.
Rosnoën est un démembrement de la paroisse primitive de Hanvec. La paroisse de Rosnoën est mentionnée dans le Cartulaire de Landévennec en 1050 dans une donation faite par un dénommé Maeluc Dant Hir à saint Guénolé. Le saint reçoit alors des fermes (cinq fermes situées à Langoat et trois fermes de Castell) et l'île la Dent (appelée encore Térénez). La donation est suivie de la fondation du prieuré de Saint-Pierre-du-Parc, dont le village du Prioldy. Rosnoën englobait autrefois la trève de Saint-Sauveur du Faou et dépendait de l'ancien évêché de Cornouaille.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Ros Lohen (vers 1050), Roslohen (vers 1330) et Rosnohen (en 1442).








LE COMICE AGRICOLE

L’agriculture a toujours tenu une grande place dans notre commune et, il y a 150 ans une grande fraction de la population vivait de la terre. Elle en vivait d’ailleurs bien mal, car si l’on n’était pas confronté aux problèmes de pollution, de vaches folles, etc…, l’outillage rudimentaire ne favorisait pas le rendement. La pauvreté, aggravée par l’alcoolisme ajoutait à la précarité.
Cette situation était préoccupante pour les élus. Et le 22 juin 1844, sur convocation de M. Charuel, Maire du Faou, des propriétaires et cultivateurs se réunissent et décident la création d’un comice agricole, c’est à dire une association privée de notables ruraux dont le but est le développement de l’agriculture dans le canton.
Le premier président sera Théophile de Pompery, Député, Conseiller Général. Sa famille était propriétaire du Parc depuis 1830.
Objectifs du Comice :
- En courager les diverses branches de l’agriculture, particulièrement l’élevage (chevaux, vaches, moutons)
- Multiplier les fourrages naturels et artificiels
- Introduire la culture des plantes commerciales avantageuses
- Répandre l’usage de bons instruments aratoires
- Stimuler le moral des ouvriers des campagnes en récompensant leur travail et leur conduite
Pour lutter contre l’alcoolisme, le comice adresse une pétition au Conseil Général, demandant que soient prises des mesures pour arrêter le mal, que la législation vienne régulariser les débits de boissons et restreindre le nombre des cabarets.
Il émet le vœu d’un grand nombre de bourses dans les écoles agronomiques existantes afin que les jeunes agriculteurs « les plus instruits et les plus intelligents puissent y aller puiser de bons enseignements ».
Le comice s’intéresse aussi à une bonne viabilité vicinale, à la chasse (le gibier trop abondant) à la récolte du goémons, à l’impôt sur le sel etc…et se fait le porte paroles auprès de l’administration.
Chaque année une fête sera organisée avec de nombreux concours et la première aura lieu le 12 octobre 1844. (> détails de cette édition)
L’évolution de la vie agricole doit beaucoup au comice qui a largement contribué à l’amélioration des races animales, à l’utilisation progressive de matériel plus performant.

 

L'école d'autrefois
L'école privée

Jusqu'en 1857, aucune école ni publique ni privée n'existait sur la commune.
Mais, le 31 décembre 1857, un certain Monsieur Thomas demande au conseil municipal l'autorisation d'ouvrir une école primaire. le conseil, ayant vérifié ses brevets de capacité et reconnu que le local était convenable, donne l'autorisation.
Plus tard, les conseillers municipaux se disent tous " très satisfaits de l'école libre de M. Thomas" et faute de ressources, refusent de créer une école publique.
Cependant entre 1845 et 1872, les autorités académiques et préfectorales ont à différentes reprises rappelé au conseil municipal l'obligation de se conformer à la loi et d'entretenir au moins une école primaire d'autant qu'en 1848 la commune compte près de 2000 habitants.
En 1858 entre autres, l'Académie de Rennes rappelle instamment que la commune doit souscrire à ses obligations et propose de substituer à l'école privée dirigée par M. Thomas un établissement public et dont ce M. Thomas, qui le désire, porterait le titre d'instituteur communal. Il mettrait à la disposition de l'école publique le local et le matériel dont il est propriétaire.
L'offre fut refusée par la commune.
En 1873, Melle Philomène Le Saulx de Toulencoat offre gratuitement une maison alors occupée par le sieur Piton, avec tout le terrain nécessaire pour y établir une école mixte de garçons et de filles tenue par les soeurs.
Le conseil, se rapportant aux délibérations antérieures qui constatent qu'une école tenue par un instituteur laïc aurait peu d'élèves en raison des écoles du même genre qui existent au Faou et voulant créer un établissement sérieux et prospère où les enfants recevraient une instruction religieuse, morale et une bonne éducation, accepte avec reconnaissance la proposition généreuse de Melle de Toulencoat et lui adresse des remerciements, mais, l'administration départementale y fait obstacle.
Melle de Toulencoat change alors ses conditions. La commune refuse les nouvelles dispositions.
Melle de Toulencoat fait donc aménager à ses frais le bâtiment d'école, se charge d'installer des religieuses qu'elle fait venir de Kermaria pour l'instruction des filles uniquement et le soin des malades de la paroisse.
C'est ainsi que fut créée l'école des soeurs en 1874.
Une cérémonie officielle présidée par l'abbé Podeur alors recteur, marqua l'installation des soeurs.
> Voici les principales dispositions du "traité" passé entre la congrégation des filles de jésus de Kermaria et Melle de Toulencoat

La commune compte à cette époque 1800 habitants; les enfants sont nombreux, les maladies fréquentes, du travail donc pour l'infirmière qui devra parcourir à pieds les médiocres chemins du pays.
Du travail pour l'enseignante à qui il a fallu donner des auxiliaires et adjoindre une cuisinière.
La scolarité n'étant pas obligatoire, tous les enfants ne fréquentaient pas l'école.
Cependant, les locaux scolaires furent rapidement remplis et comme beaucoup de paroisses n'avaient pas d'école, le pensionnat ouvert par les soeurs accueillit des élèves de Dinéault, du Juch, Trégarvan, Argol etc et on compta jusqu'à 80 pensionnaires dans l'établissement.
Pendant 102 ans, bon nombre de religieuses se sont succédées à Rosnoën. Qui ne se souvient de mère Marcelle actuellement en retraite à Kermaria. Plusieurs y sont mortes, dont 2 ont leur tombe au cimetière de la paroisse.
Mais peu à peu la situation change: baisse de la population, peu de jeunes foyers, peu d'enfants.
Il n'y a plus assez de jeunes religieuses pour assurer la continuité.
La direction diocésaine décide la fermeture de l'école en 1977 et la dernière soeur quitte la commune en septembre 1977.

L’école publique

L’école publique a été ouverte en 1878. Avant cette création, la municipalité subventionnait une école au Faou au prorata du nombre d’élèves qui la fréquentaient. Par mois en 1847 : 60 F pour quote part au traitement de l’instituteur et 1.50 F par élève.
Il semble que les parents payaient une participation, puisque la municipalité payait pour les indigents.
L’attraction du Faou existait à l’époque puisque en 1849, une délibération du conseil municipal dit que l’établissement d’une école primaire à Rosnoën ne serait pas avantageuse aux habitants de cette commune dont les habitations isolées sont en général éloignées du bourg et plus rapprochées du Faou, où les parents enverront toujours de préférence leurs enfants, ayant plus de garantie d’une bonne école et de facilité pour apprendre la langue française, avantage bien apprécié à la campagne.

L’école des garçons
En 1876, la paroisse vend à la municipalité une partie de ses “anciens presbytères” pour y installer l’école à l’emplacement où elle est encore aujourd’hui ; le conseil paroissial et le conseil municipal, jusque là sourds aux suggestions des autorités estiment enfin que la construction d’une maison d’école pour les garçons est absolument nécessaire.
La vente, est faite pour 2500.00 F (> Détails de la vente et installation de l'école).

Il semble que l’école fut ouverte en septembre 1878.

Cette école construite sur des vieilles bâtisses a exigé nombreux aménagements et travaux jusqu’à ce que le conseil municipal juge indispensable, non plus de continuer les réparations mais de construire des bâtiments neufs, dans sa réunion du 25 juin 1930.







L’école des filles
Le Préfet rappelle que la commune de Rosnoën, comptant plus de 500 habitants, est dans l’obligation de se conformer à la loi du 10 août 1867 soit d’entretenir également une école des filles, invite le maire à prévoir la construction d’une école des filles.
Ajournant la construction, le conseil municipal propose une location provisoire. (> détails de la proposition)
Il semble que cette école s’ouvrit entre 1886 et 1892 qu’une dame Ropars y fut la première institutrice, Monsieur Ropars étant à la même époque instituteur chez les garçons.

Quelques évènements scolaires
1878 à 1930 : Réparations discontinues à l’école des garçons
1901 : Demande instituteur adjoint pour les garçons (80 élèves)
1903 : Demande création 2ème classe et création d’adjointe pour les filles (75 élèves)
1910 : Une heure d’étude surveillée
1911 : Bibliothèque scolaire
1913 : Cours d’adulte à l’école des filles
1933 : Épidémie de diphtérie à l’école des garçons, licenciement des élèves
1935 : Épidémie de grippe due au mauvais état des locaux
Enfin en 1936, construction du fameux groupe scolaire comprenant: une école des garçons : 2 classes spacieuses et logement d’instituteur et une école des filles avec cour séparée et logement de l’institutrice à l’étage.

Informations complémentaires :
Il semblerait que Rosnoën possédait une école dès 1488. L’instruction était exclusivement l’affaire de l’église et des paroisses.
Malheureusement, à partir de 1576, les guerres de la Ligue décimèrent les campagnes. Durant cette période troublée où la misère régnait en maîtresse, les écoles disparurent en Basse-bretagne comme dans la France entière.
Puis il y eut une sorte de renouveau, d’élan pour l’instruction, promu par des évêques en particulier.
Mais le XVIIIème siècle verra à nouveau un recul de l’instruction. La révolution en vendant les biens d’église, en supprimant les congrégations religieuses et en exigeant des instituteurs le serment civique, achèvera de ruiner l’édifice scolaire de l’ancien régime, si bien qu’en 1792 le Directoire du Finistère doit constater que “ les habitants des campagnes vivent dans la plus affreuse ignorance”.

La municipalité

Rosnoën et ses maires

Si l’on remonte le cours de l’histoire de France, on sait les réformes apportées par l’assemblée constituante à partir de 1790, dont entre autres les réformes administratives.
Ainsi, les anciennes provinces furent-elles partagées en 83 départements avec le souci de leur égalité jusque dans le détail.
Les départements furent divisés en districts, en cantons t en communes. Les commissaires de districts étant chargés de désigner les officiers municipaux des communes, en fonction de leur notabilité et de leur compétence, c’est à dire citoyens payant des impôts et sachant lire et écrire.
En 1791, Louis HERROU de Ramzec fut le 1er maire de Rosnohen lui succédèrent : > liste des maires de 1792 à 1989
Le dernier et actuel maire depuis 2001 étant donc Gérard Viard du Seillou

L’exercice de certains maires semble n’avoir pas été très exemplaire, si l’on se réfère à la plainte adressée à la Préfecture par le curé desservant de Rosnohen en 1808, dont voici un extrait :
« J’ai eu l’honneur de vous écrire le 28/8 bre dernier. De peur que ma lettre ne vous soit pas parvenue, je vous fais passer une seconde qui vous mettra au fait de ce qui se passe dans ma commune. Notre maire, qui ne sait rien, ne publie ni n’affiche presque pas les décrets ni vos arrêts. Il va quelquefois dans les auberges enregistrer les mariages. Il prend 3 h pour faire le rapport de chaque noce, 12h pour enregistrer chaque naissance et chaque décès. La police ne se fait guère, point de lieu d’arrestation, point de maison commune. La plupart des assemblées se tiennent au Faou. Le conseil municipal n’est composé que de 7 membres et rarement s’assemblent-ils tous à la fois. Chaque fois qu’ils le font, ils se soulent comme des vilains…Tels sont nos administrateurs, le bien commun demande leur changement… »

Beaucoup d’autres élus, par contre, auront marqué leur passage par un travail désintéressé, efficace et durable.
Tous ceux-là auront contribué à la valorisation de notre belle commune.
Qu’ils en soient remerciés.

Histoire en guerre

Durant les années noires de l'occupation, à Rosnoën des femmes et des hommes ont lutté selon leurs moyens, contre l'occupant; en particulier Jean Brosset de la Chaux, que tout le monde appelait simplement, Jean Brosset.

HISTORIQUE DU GROUPE "VENGEANCE"
Ce groupe fut crée en 1943, issu du réseau mis en place par Jean Moulin, à l'époque sous-préfet de Chateaulin. Leur chef était un lieutenant démobilisé, que nul ne connut. Il fut évincé à la suite d'une indiscrétion qui fit annuler un parachutage en Novembre 1943.
Les missions du groupe "Vengeance": les renseignements en direction de Londres, la récupération du matériel parachuté, la répartition aux divers groupes de sabotage du secteur
Dans la nuit du 8 au 9 février 1944, un parachutage de 300 kg est annoncé (armes, munitions, explosifs). A la stupeur des résistants, ce furent 5 tonnes qui tombèrent di ciel à Saint Rivoal, dans un secteur où il y avait 2000 soldats allemands en garnison (250 mitraillettes, 250 pistolets automatiques, 100 000 cartouches, 1 000 grenades offensives et 300 kg de TNT). Ce fut le dernier parachutage avant le débarquement.
Sans faire partie du groupe, c'est à ce moment que Jean Brosset participa à la récupération des armes, en acceptant délibérément de les cacher dans sa propriété, au chateau de Kéronnec, tout en connaissant les risques qu'il prenait. Le détail des péripéties du transport est trop long pour être raconté dans ces quelques lignes. Il fut fait en partie par le garage Velly et par le camion de l'usine du Faou malgré l'opposition du gérant, qui dut s'incliner sous la contrainte des résistants. Les paysans y participèrent aussi avec leurs tombereaux.

RAFLE DU 26 AVRIL 44
Quatre résistants du Faou furent arrêtés. Bien renseignés, les allemands allèrent aussi arrêter Jean Brosset. Seul Toto Douguet sauva sa peau (il était le fils de Mme Douguet du Seillou). Ils furent prisonniers à Quimper, condamnés à mort après un simulacre de procès, et fusillés à Mousterlin le 15 mai 44. Leurs corps furent retrouvés dans les dunes en septembre.
Jean Brosset fut enterré à Landévennec le 11 septembre, où une cérémonie de commémoration a eu lieu l'année dernière. Au Faou aussi une plaque porte, en souvenir, les noms des Faouistes.

LIBERATION DE ROSNOEN
Dans la nuit du 24 au 25 août 44, le pont de Térénez sautait. Paradoxalement, à Kéronnec, le lendemain, deux soldats allemands furent tués par un obus. Il étaient abandonnés par les leurs, dans l'empressement de détruire le pont. Toujours à Kéronnec, furent découverts par Cloarec de Guernévez, les restes des résistants Tyful d'Argol et Le Roy de Hanvec, tués et sommairement enterrés dans un champ, près de la carrière, par les allemands battant en retraite vers la presqu'ile de Crozon.
Avec la mort de deux soldats allemands finissait l'occupation de notre commune.
A une époque de distribution de décorations, il est regrettable qu'à Rosnoën, nous n'ayons pensé commémorer la mort de celui qui a contribué à la résistance à sa façon. Une simple plaque de granit (ou autre) aurait mérité l'inscription du nom de Jean Brosset de la Chaux. Il est toujours possible de réparer cet oubli sans attendre un quelconque anniversaire. Pour que les jeunes de Rosnoën, qui ne connaissent pas le passé, n'aient pas à le revivre. Les anciens s'en souviennent.

Etienne LE GALL, Langoat

Rosnoën n'a pas oublié M. Jean Brosset de la Chaux. Il suffit de s'arrêter devant le monument aux morts pour voir que son nom y figure et lors de la dernière cérémonie, le 11 novembre 1995, il lui a été rendu hommage comme à tous les Rosnoénnais morts pour la France.

L’église paroissiale
Saint Lohen que les litanies du missel de Saint Vougay mentionnent sous l’invocation « Saint Lohene » est un des nombreux saints vénérés en Armorique dont les actes ne sont pas connus. On sait seulement qu’il était honoré comme patron de ROSNOEN. Cette paroisse à laquelle il avait donné son nom s’appelait encore en 1419 ROSLOHEN a dû s’opérer dans le courant du XVème siècle, époque à laquelle paraît s’être produite l’altération du nom de l’ancien patron devenu alors Saint Odohen. Ce nom d’Odohen que l’on rencontre parfois au XVIème siècle comme nom de baptème se présente dans les documents de siècles suivants sous la forme Audhoen.
Il ne reste aucun débris de l’édifice qui a précédé l’église actuelle de Rosnoën. De même que les autres monuments qui devaient jadis exister dans la région du Faou, cet édifice a disparu pendant le cours du XVIème siècle, date à laquelle furent rebâties presque toutes les églises et chapelles de cette région. Parmi les œuvres intéressantes que produisit alors l’architecture bretonne, on peut citer l’église du Faou, celle de Rumengol élevée en 1537, du vieux bourg de Quimerc’h (1550) et de Brasparts (1551).
C’est à la même époque que fut reconstruite l’église de Rosnoën ou du moins la partie occidentale de cette église ainsi qu ‘en témoignent 2 inscription placée au ras du sol, dans le transept nord : LAN 1550 le 24 d’AVRIL
La seconde en caractères gothiques se voit au bas de la façade qui supporte le clocher :
LAN 1562 le 31
DE MAY FVT FVDE P (FAETE)
TANGUY FABRIQUE (FABICQ)
Cette façade très sobre, de même que le clocher accuserait le XVIIème siècle et paraît n’avoir été terminée qu’à cette époque. D’après la tradition, les pierres qui servirent à sa construction provenaient de la carrière des Salles.
Sur le côté méridional de l’édifice s’ouvre un porche de style renaissance qui donne accès dans une nef assez large et séparée de ses bas côtés par 3 travées dont les arcades ogivales reposent sur des colonnes octogonales sans chapiteaux. L’abside à 3 pans remonte à 1674 ainsi d’ailleurs que le transept dont, 3 ans après le bras droit (chapelle Saint Yves).
Ces importants travaux exécutés dans l’église au XVIème et au XVIIème siècles avaient dû notablement diminuer les ressources de la fabrique. Cependant en 1619, elle possédait encire vingt cinq rentes dont le revenu annuel atteignait le chiffre d’environ 50 livres. Ces rentes étaient assises sur des villages de Rosnoën et sur quelques pièces de terre voisine du bourg comme le parc Roz an delyou et le parc sant Lohen.
La fabrique était également propriétaire de la grande hotellerie du bourg qu’elle affermait moyennant un loyer de 60 livres à Maître François Creven époux de Marie Diroff.
>> plus de détails dans la visite de l'église >> restauration de la fresque Te Deum

Les calvaires
Le calvaire situé face à la mairie, à environ 20m du chevet de l’église, a été déplacé à une date indéterminé. Il fut réalisé par Rolland DORE, sculpteur du Roy en Bretagne en 1648. Le calvaire et son christ en croix reposent sur 3 degrés (marches) à corniches et moulures, coiffés d’un socle carré dont les 4 faces sont ornées de niches à coquilles.

La partie basse est réalisée en pierre de Logonna à l’inverse de la partie haute érigée en granit de Kersanton.
Sur le socle carré qui sert de base à un fût octogonal, on peut lire :
« Mire N Morvan – P E curé
Mire Ouille Camus curé
Mire Maturin Le Baron Recteur 1648 »
L’abréviation Mire correspondant à Missire, titre honorifique réservé aux membres du clergé.
Une autre inscription au haut de la croix indique :
« restaurée en 1893 »
Le croisillon porte d’un côté, les statues du Christ en croix, entouré de St Pierre, et de St Paul, identifiables à leurs attributs habituels, clé et épée.
De l’autre côté, une vierge à l’enfant, encadrée de 2 saints évêque. L’un d’entre eux pourrait être St Audoen, le saint patron de la paroisse
Aux abords du chevet, des statues en granit de Kersanton pourraient provenir du calvaire de la vieille église, près du porche méridional.
Le calvaire de la route de Kergroas, socle cubique et 3 branches rondes, clous à tête ronde. 1870
Le calvaire de la route de Pen a Hoat, croix monolithe, plate à pans, crucifix en relief, 1.80 m, moyen âge.
Le calvaire du cimetière, hauteur 5m, trois degrés, socle cubique, fût rond, écots chapiteau, croix, branches rondes fleurons christ . Il date de la mission de 1880.